Rassemblement du 27 juillet 2017 à Bouguenais – Les Couëts

Rassemblement du 27 juillet 2017 à Bouguenais – Les Couëts

Le COCETA a organisé le 27 juillet 2017, un rassemblement place de la Chapelle à Bouguenais – Les Couëts. Une stèle du riverain inconnu a été symboliquement déposé. Deux allocutions ont été prononcé.

« Nous sommes ici rassemblés à Bouguenais pour exprimer publiquement les raisons du transfert indispensable de Nantes-Atlantique.

Nous tous, riverains de l’aéroport actuel ne voulons plus entendre parler de PGS- Plan de Gêne Sonore, de PEB- Plan d’Exposition au Bruit, ou autre sigle, ou autre acronyme.

Nous ne supportons plus, au delà du bruit des avions, les polémiques tronquées, erronées, partisanes.

Les avions de cet aéroport enclavé détruisent, petit à petit, nos vies. Le dossier technique, complexe et rebattu, a déshumanisé la réalité, notre vécu de tous les jours.

Que disent les scientifiques impartiaux, que dit la recherche médicale, sur la vie, la qualité de vie, les altérations de la santé, à proximité des aéroports ?

La vie n’est pas saine.
C’est prouvé scientifiquement.
Le dossier est là.

Nous citerons :
L’atmosphère est plus polluée qu’ailleurs. 10% de plus, par le Monoxyde et le Dioxyde de carbone, le Dioxyde de souffre, les poussière d’hydrocarbures, ces nocives microparticules. Ce n’est pas bon à respirer.
Le Crash, exceptionnel, est craint. Il est arrivé, il arrivera. Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la Sécurité de l’Aviation Civile – le BEA – nous le rappelle et nous met en garde régulièrement. Cette crainte, cette mémoire vivante, reste présente en nous.
Et puis les nombreux effets sur la santé, sournois, toujours agissant, que l’on en ait conscience ou non, qu’on s’en défende ou pas. Ce sont les effets dits extra-acoustiques.

La science nous donne la preuve qu’existent :
. chez les enfants, nos enfants donc, des difficultés scolaires avec des retards d’apprentissage pour la lecture, la mémorisation,
. pour tous, des perturbations du sommeil ou de la nécessaire récupération pour les travailleurs de nuit ou en horaires décalés. Les conséquences sont nombreuses et c’est prouvé. Fatigue du matin, dans la journée, consommation d’anxiolytiques, de sédatifs, de somnifères.
. des perturbations de la vie de tous les jours, là où il y a échanges, comme les réunions festives, de familles ou commémorations officielles etc
. des troubles de l’humeur, avec anxiété et dépression
. une diminution des défenses immunitaires
. de l’hypertension artérielle avec ses nombreuses complications
. une majoration des accidents vasculaires cérébraux
. un plus grand nombre d’infarctus du myocarde

Tout ceci est prouvé pour les aéroports du monde entier,
c’est vrai pour nous, ici, à Nantes-Atlantique, même si les études épidémiologiques demandées le 6 mai 2004 par le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique n’ont pas été réalisées, à notre connaissance.

Le transfert de l’Aéroport est validé pour que l’intérêt général soit préservé. Ainsi, moins de femmes, d’hommes et d’enfants seront soumis aux effets néfastes des aéronefs, l’amélioration de la Santé publique s’améliorera, les finances publiques aussi.

L’Etat, porteur du projet, sait pourquoi il faut ce transfert
L’Etat nous protège de ces atteintes sur notre santé,
L’Etat ne nous abandonne pas.

Nous disons haut et fort, à l’Etat « Ma vie, J’y tiens ! »

Au nom des habitants de Saint-Aignan de Grand Lieu et de Bouguenais,
et au-delà, au nom des 270 000 électeurs de Loire-Atlantique favorables au transfert en juin 2016 (55% de oui au transfert avec 51% de participation), nous honorons la mémoire de ceux et celles qui ont subi et subiront, le temps du transfert, les nuisances de Nantes-Atlantique.
Cette cérémonie au pied de la stèle du Riverain inconnu, est porteuse d’espoir.
Nous espérons, nous riverains, du Sud comme du Nord, une vie et un avenir meilleurs.
Les médiateurs reçus le 14 juin nous ont témoigné la plus grande disponibilité et attention.
Nous nous savons soutenus par nos élus. Maires, Conseillers départementaux et régionaux, Député(e)s, Sénateurs.
Aude AMADOU, notre députée, en ce moment précis, défend le transfert auprès des Médiateurs.
Vous Elus, connaissez les réalités concrètes du survol de nos lieux de vie et les motifs scientifiques argumentés de notre mal-être. C’est la réalité.
Le développement aérien doit rester source de développement, de vie, de bien-être.
Ce n’est plus le cas ici, comme nous le savons à Saint-Aignan de Grand Lieu, à Bouguenais, à Rezé et à Nantes.
La solution existe, c’est poursuivre le transfert, construire l’Aéroport du Grand Ouest.
Il faut minimiser de suite les risques, les maîtriser et accompagner les populations vivant à proximité des aéroports.
Offrons aussi et surtout, à nos enfants un avenir durable et serein.
On ne pourra jamais dire « Nous ne savions pas ».
La loi bafouée, les décisions non exécutées, empêchent la mise en sécurité des populations, leur maintien en « bonne santé ».
Tout cela nous plonge dans un désespérant sentiment d’abandon.
Nous avons, aujourd’hui, décidé de sortir du silence ».


Les commentaires sont clos.