Le lac de Grand Lieu

Le lac de Grand Lieu

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Le lac et ses protections

Les abords du lac de Grand Lieu se situent à 3,1 km du seuil de la piste (quand les eaux sont basses). Comme vous avez pu le voir sur l’animation dans l’onglet “Nuisances sonores“, le lac est traversé lors d’un atterrissage. Il est survolé à des altitudes comprises entre 540 m et 160 m.

La faune et la flore du lac sont exceptionnelles. Ce sont 270 espèces d’oiseaux, 19 espèces de reptiles et batraciens, 30 espèces de poissons et une cinquantaine de mammifères qui peuplent le site dont de nombreuses espèces protégées et certaines menacées.

Le lac de Grand Lieu bénéficie de nombreuses protections environnementales et de multiples labels parmi lesquels :

  • Ramsar : convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau
  • Réserve naturelle nationale
  • Réserve naturelle régionale
  • Natura 2000 :  sites naturels ou semi-naturels de l’Union européenne ayant une grande valeur patrimoniale, par la faune et la flore exceptionnelles qu’ils contiennent
  • Natura 2000 (ZPS) : zone de protection spéciale pour les espèces d’oiseaux menacées
  • ZNIEFF : zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique

L’intensification du trafic aérien et le survol à plus basse altitude lié à l’allongement de la piste aurait vraisemblablement des effets néfastes sur les colonies d’oiseaux présentes sur le lac.

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Contrairement à ce qui est répandu, l’aéroport ne protège pas le lac. Les zones A, B et C du plan d’exposition au bruit (PEB) ne couvrent pas le lac. C’est la loi littoral qui protège le lac des constructions à proximité des rives. Quand l’aéroport partira, la loi littoral continuera à s’appliquer et à protéger le lac.

La fausse note de la DREAL

La municipalité de Saint-Aignan de Grand Lieu a réagit à la note de la DREAL, dont la presse avait fait écho, relatant les “impacts de l’allongement de la piste de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la Réserve Naturelle Nationale”.

La presse écrite et audio-visuelle avait fait écho d’un rapport adressé par la DREAL à M. le Préfet de région, le 9 septembre 2014.

Une lecture approfondie de ce rapport, -cette note- sous forme de courrier, relatant les “impacts de l’allongement de la piste de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la RNN (Réserve Naturelle Nationale) de Grand Lieu et les zones humides périphériques”, permet d’identifier la partialité du propos et la légèreté de l’argumentaire.
Tout d’abord, par la non prise en compte de la RNR (Réserve Naturelle Régionale) positionnée sur la partie Est de Grand Lieu et des dispositions réglementaires ZPS, ZICO, SIC, ZNIEFF,… . En effet, les trajectoires d’atterrissage côté Sud empruntent les espaces de la RNR -et en limite ceux de la RNN -qui sont soumis aux mêmes contraintes. Les avions sont à une altitude bien plus basse que les 300 m indiqués, aux confins de l’embouchure de l’Ognon -un des affluents de Grand Lieu- et de la Boire de Malet (moins de 200 m pour les plus gros porteurs).
Ce secteur abrite des espèces protégées en grand nombre, ce que nul ne peut nier. L’augmentation de la fréquence et de la nature des vols va, sans conteste, perturber la faune présente.

L’allongement de la piste de 300 mètres, si cela est techniquement possible, moyennant tout de même des travaux lourds d’exhaussements de terrain -10m de dénivelé- et de comblement de zones humides ; la problématique est celle de l’application de la Loi Littoral (Janvier 1986) qui interdit toute extension d’urbanisation et d’infrastructure sur le territoire de Saint-Aignan de Grand Lieu. Ces éléments n’apparaissent pas dans la note et cela porte préjudice à la bonne compréhension du dossier par les citoyens.
Le risque d’imperméabilisation des sols évoqué dans la note au regard de l’urbanisation potentielle est à limiter car, d’une part les 80 hectares de la plate-forme aéroportuaire libérés par le transfert et fléchés comme constructibles sont déjà imperméabilisés pour la majeure partie (bâtiments, voiries, parkings). On peut penser à ce que les implantations industrielles (AIRBUS,…) et tertiaires amèneront une meilleure prise en compte des problématiques hydrauliques. Il n’est prévu aucune construction en zones humides, tant dans le D2A que dans le bourg de la commune. Cette note informe de manière fausse des conséquences éventuelles pour la biodiversité de Grand Lieu, car la grande majorité des zones potentiellement constructible est située en bassin versant de la Loire et non de Grand Lieu.

Nous réfutons donc l’idéologie mise en avant :
“Le déménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique se traduira par l’urbanisation de ces terres et leur imperméabilisation qui ne peut être que préjudiciable aux équilibres écologiques de la réserve.”

Nous le réfutons d’autant plus que les zones urbanisées de la commune ne peuvent pas s’étendre du fait des ENS (Espaces Naturels Sensibles) en rives du lac organisés depuis 1996, et des EPR (Espaces Proches du Rivage) issus de la Loi Littoral.

Enfin, nous saluons le travail réalisé par les communes riveraines de Grand Lieu, le SBVG (Syndicat du Bassin Versant de Grand Lieu) et les acteurs locaux qui depuis des années organise la régénération de la biodiversité par la lutte contre les pollutions ; ce sont bien ces travaux qui permettent un développement de la faune et de la flore souligné par les naturalistes et non le passage des avions qui eux, au fil du temps, détériorent la qualité des eaux par le rejet à basse altitude des produits de combustion.

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